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Ses voyages immobiles

28 Novembre 2012, 21:19pm

Publié par Les poésies de Juliette

Derrière sa prunelle soudainement fixe
Défilent mille et une ombres indéfinissables
Comme autant de songes étranges et impénétrables
Et son visage alors cesse d’être prolixe.

Ses yeux sont constellés de reflets verts et gris
D’entre ses lèvres n’émane plus un seul son
Et je devine à peine sa respiration
A ses tempes diaphanes ; vogue son esprit.

Qui me dira le nom des rêves qui l’agitent,
Le goût des flots qui glissent entre ses doigts figés
Et le pays que visite son cœur léger ?

C’est ma seule certitude : ce qui s’invite
En ces heures alanguies sous son front clair et doux
Ne peut être qu’exquis derrière un voile flou.

Il y a un an

23 Novembre 2012, 16:16pm

Publié par Les poésies de Juliette

Il y a un an une petite tache
Cette image-là et mes nerfs se relâchent
Il y a un an ce replet grain de blé
Petit cœur qui bat au chaud et cadencé

Il y a un an de retour sous la pluie
Drôle d’air tout frais apporté par la nuit
Il y a un an c’était soudain mon cœur
A nous désormais à la bonne heure ce bonheur

Laisse vivre

21 Novembre 2012, 19:12pm

Publié par Les poésies de Juliette

Laisse vivre en toi toutes choses
Et respecte tout être animé ;
Assurément en vers ou prose,
En toute langue jamais parlée,
Écrite, chantée, lue, simplement
Rêvée peut-être, toute histoire
Est vraie ; en son lieu et en son temps
Et pour ceux qui la veulent croire.
Aussi belle hier et oubliée
En ce jour ; ou encore jadis
Dédaignée pour être consacrée
Plus tard ; de voix unique ou métisse,
Que les actions s’y tiennent ici,
Ou ailleurs, en des lieux inconnus,
Disparus ses héros ou en vie,
Qu’importe, si elle est retenue
Par un seul cœur ; une seule voix
Alors suffira, écoute-là,
Crois ce que par les mots tu verras.
Ne doute pas, ne demande pas
Vraiment ? Mais de qui tient-on cela ?
Car une arme peut ôter la vie
Et une question ôter la voix,
Rompre un chant et briser un récit.
Il est une heure pour la science
Et une autre pour l’incertitude,
La vérité est parfois silence
Et parfois se refuse à l’étude.
Laisse vivre en toi toutes choses
Et respecte tout être animé ;
Si trop tôt se fanent les roses,
Sachons au moins longtemps écouter.

Pour son sommeil

19 Novembre 2012, 19:01pm

Publié par Les poésies de Juliette

Je chanterai une forêt,
dessinerai deux trois allées,
où danseraient des fées zélées ;
je tisserai à points serrés –
qui s’ouvriront – des champs de blé ;

je rêverai ses yeux fermés,
embrasserai son front doré,
admirerai mon apaisée ;
quand s’ouvriront ses poings serrés,
je songerai au plein été.

Pour son sommeil

Mon premier est un verbe

18 Novembre 2012, 19:59pm

Publié par Les poésies de Juliette

Sous le charme, dont les almes langueurs nous bercent
Pour les patries, partis, qu’un grand feu nous enfume
A genoux, au combat, la peste, à la renverse
De haut, quand le goût soudain prend de l’amertume
Amoureux, ou de la chute le sens inverse
Enceinte, où sous l’enclume bat un cœur de plumes !

Par la porte entrebâillée

17 Novembre 2012, 20:45pm

Publié par Les poésies de Juliette

De l’autre côté de cette porte,
si vous ne la trouviez pas close,
peut-être une fable de la sorte
– oh ! parfois les mots font de ces choses –
vous serait contée, porte entrouverte,
où soudain découverte s’enfuit
courant dans l’herbe une souris... verte
que nul n’attrapera, c’est l’ennui...
Mais qu’importe, ma belle a souri !
Car ce mot-là ravit ses grands yeux ;
parlons de souris, elle sourit
et s’émerveille beau front heureux.

Par la porte entrebâillée

Prélude

16 Novembre 2012, 20:21pm

Publié par Les poésies de Juliette

Un blog... j’l’avais pas vu comme ça.
Et puis : pourquoi pas ?
Ici je (pro-/dé-/com-) poserai des mots, des assemblages de mots, de petites constructions, mes fantaisies poétiques.
Aux sujets nombreux... bien qu’à l’heure où j’entrebâille cette porte, la jeune maman en moi s’exprime le plus souvent, tout particulièrement.
Ainsi valse la vie vague satellite.