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Hommage en vers impairs

28 Janvier 2013, 13:39pm

Publié par Les poésies de Juliette

La fée verte leur faisaient faire des vers
Elle soufflait les vers, ils sifflaient les verres
Ils se les versaient pour avaler l’amer
Quitter la terre, renverser père et mère
Traverser l’enfer et passer dans l’envers
Du décor des fêtes où l’on parlait en vers
Et contre tous ils versifiaient la vertu
Des rêves des voix chères qui se sont tues
Ils déversaient leur fièvre, croisaient le fer
Fleuraient le fiel trop fiers de défier un frère
Mais Terra Mater livrait aux mêmes vers
Les frêles corps friables comme le verre

Hommage en vers impairs

Le pouvoir d'un sonnet

24 Janvier 2013, 22:04pm

Publié par Les poésies de Juliette

Un sonnet pour la faire rire ; et pour lui dire
N’importe quoi, et voir à ses joues des fossettes :
En quelques jeux de mots, ma souris de sourire ;
Pour oublier le temps, inventer des sornettes.

Un sonnet pour calmer ses peurs, le jour la nuit :
C’est un peu de magie, pour ses larmes tarir,
Qui ferait pousser les fleurs, et tomber la pluie ;
Pour conjurer le sort, nous protéger du pire.

Un sonnet c’est dingue, pour sonner les matines,
Réveiller le meunier, et dans un lit de bois
Faire boire ensemble tous les chevaux du roi.

Un sonnet pour croquer quelques pieds ; elle, fine
Et sereine, sait déjà qu’elle peut compter,
Sur moi, pour un sonnet ou deux, lui proposer.

Ebauche surannée pour un art poétique

23 Janvier 2013, 21:55pm

Publié par Les poésies de Juliette

Il s’agit de tendre une corde – âpreté et silence – d’un point à un autre ; d’établir, sans la moindre prétention, une ligne contre laquelle s’user ; de laisser mourir encore les soupirs et d’avoir, comme un seul amour, une foi infaillible dans la beauté présente.

Viendront ensuite les heures pures où tout mouvement sera gratuit, irréfléchi et cependant, juste.

Le matin

17 Janvier 2013, 15:35pm

Publié par Les poésies de Juliette

Le matin elle fait l’étoile de mer
la mer étale le soleil sur les draps
les draps où nichée elle attend la lumière
lumière elle se cacherait sous son bras

son bras reste ouvert pourtant elle grimace
grimace éternue et sourit ma souris
sourit de son air doux contemple l’espace
l’espace et comme chaque fois elle rit

elle rit son visage s’étoffe alors
alors que l’émoussait le sommeil jaloux
jaloux à son tour agit le soleil d’or
d’or de rose et de tendresse le renfloue

Le matin

Eau

12 Janvier 2013, 19:15pm

Publié par Les poésies de Juliette

Eau
Eau