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Articles avec #artes poeticae

J’ai des doutes ; est-ce que vous en avez ?

4 Février 2013, 19:35pm

Publié par Les poésies de Juliette

Mais qu’est-ce donc ?
que
ce que j’écris ?

La poésie ça peut être plein de choses.
Même pas que des mots.
Avoir un « style ». Ou pas.
Ce serait un genre. A part entière. Ou il y en aurait plusieurs.
De genres. Des genres de poésie. Qui s’accorderaient en nombre.
Des manières de.
De drôles de façons !
Des règles. Les transgresser. Ou pas. C’est dépassé. Ou pas.
Redevenir classique.
Redéfinir.
Oser.
Trouver l’idée. Qui n’est qu’image.
Inventio ? Imitatio ?
Ne rien prétendre.
Franchement.
Post-moderne.
Décalé.
Humour. Humeur.
Amour. Semeur.
Je demeure.
Conjuratoire.
Sans fard.
Il est peut-être trop tard pour innover.
C’était censé éclairer un peu ce brouillard.
Ha ha. Ah !
Néo-classique. Peut-être.

Arriver à un art poétique.
Mais.
Rester libre.
Je ne me livre pas.
Pas de livre.
Sans l’ivresse.
Donc.
Vous n’en saurez pas plus.
A moins que...
Un mot, un geste, une image, un son ou un goût.
Juste.
Je veux dire juste ça.

Ce serait essayer de présenter plusieurs visages, sans porter de masque.
De parler avec différentes voix, sans chanter faux.
Parce que chacun est aussi plusieurs à la fois.

Je voulais éviter l’écueil de la théorie.
Mais je n’y peux rien, c’est magnétique, ici.

J’ai des doutes ; est-ce que vous en avez ?

Ebauche surannée pour un art poétique

23 Janvier 2013, 21:55pm

Publié par Les poésies de Juliette

Il s’agit de tendre une corde – âpreté et silence – d’un point à un autre ; d’établir, sans la moindre prétention, une ligne contre laquelle s’user ; de laisser mourir encore les soupirs et d’avoir, comme un seul amour, une foi infaillible dans la beauté présente.

Viendront ensuite les heures pures où tout mouvement sera gratuit, irréfléchi et cependant, juste.

Laisse vivre

21 Novembre 2012, 19:12pm

Publié par Les poésies de Juliette

Laisse vivre en toi toutes choses
Et respecte tout être animé ;
Assurément en vers ou prose,
En toute langue jamais parlée,
Écrite, chantée, lue, simplement
Rêvée peut-être, toute histoire
Est vraie ; en son lieu et en son temps
Et pour ceux qui la veulent croire.
Aussi belle hier et oubliée
En ce jour ; ou encore jadis
Dédaignée pour être consacrée
Plus tard ; de voix unique ou métisse,
Que les actions s’y tiennent ici,
Ou ailleurs, en des lieux inconnus,
Disparus ses héros ou en vie,
Qu’importe, si elle est retenue
Par un seul cœur ; une seule voix
Alors suffira, écoute-là,
Crois ce que par les mots tu verras.
Ne doute pas, ne demande pas
Vraiment ? Mais de qui tient-on cela ?
Car une arme peut ôter la vie
Et une question ôter la voix,
Rompre un chant et briser un récit.
Il est une heure pour la science
Et une autre pour l’incertitude,
La vérité est parfois silence
Et parfois se refuse à l’étude.
Laisse vivre en toi toutes choses
Et respecte tout être animé ;
Si trop tôt se fanent les roses,
Sachons au moins longtemps écouter.