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Articles avec #en-vers

Château de cartes

6 Juillet 2017, 09:04am

Publié par Juliette Melany

Nous, c’est un château de cartes

Mais évidemment

Mais soufflent les vents

Dans les couloirs du métro

Souffle de l’air sur ma peau

Sous le vent drôle de goût

Une écharpe autour du cou

C’était le jour d’avant

Avant-hier

Regarde si le temps

Peut être amer

Parfois cependant

Parfois se suspend

Comme nos sourires

Soudain sans un rire

Comme tes lèvres à mon oreille

Pourquoi faut-il qu’on se réveille

Que disais-tu déjà

Répète-le pour moi

Vendredi soir

Je crois savoir

Calme, disais-tu

Oh je ne sais plus

Non pas plus aujourd’hui

Que ton souffle la vie

Nous, c’est mon château de cartes

Mais fallait-il que je parte !

C’est un château de sable contre les marées,

C’est un château hanté qui n’est pas redouté,

Château fort assiégé, château d’eau assoiffé,

Un château en ruines, tous remparts effondrés,

Un château de cartes, mais le vent a soufflé…

Un château en Espagne qu’il nous faut gagner…

Un château ici, ailleurs, où veux-tu ?

Un château quelque part, mais où es-tu ?

Château de cartes

Que serais-tu [Alex - II]

11 Mai 2017, 15:11pm

Publié par Juliette Melany

Baiser chantait-il alors toi que savais-tu.
Qu’il y aurait des ombres au tableau mais lesquelles.
La nuit tu mens ce goût son piège le sens-tu.
Tout est un peu plus fort aujourd’hui te dit-elle.

L’inflexion de vos chairs alors s’était tue.
Mais quand renaît sous ta peau le feu l’étincelle.

Qu’as-tu fait, comment s’échapper, où iras-tu.
Pour seule issue en débusquer la joie le sel.
Or de cet arôme les chemins connais-tu.
Quand tu ne sais pas même déployer tes ailes.

Le jour venu amours ou douleurs diras-tu.
Tant elles se confondent que tu en chancelles.

Dis-moi regretter le temps d’avant pourrais-tu.
Celui des chaleurs et dans ta bouche du miel.
Quand pour chaleurs c’est sur toi la fièvre abattue.
Là où fêtes galantes et alcools t’ensorcellent.

Sous la lune tangue ton bateau impromptu.
Quand pour de si doux naufrages tu appareilles.

Que serais-tu [Alex - II]

Os-saturés

12 Avril 2017, 18:32pm

Publié par Juliette Melany

Tu m'as épinglée
Relève la tête, que tu disais
Que tu disais
Passe passe passera
la dernière la dernière
Restera
ira ira pas
Rira bien qui rira
Mais ce n'sera pas moi
Pas toi
pose ta main tes doigts
Là juste là
Tu m'as osée désossée
Os-saturée dé-coupée
ça faisait rouge jaune rouge bleu
Mais éteins cette lumière
Ne me jette pas la pierre
Les dés déjà en étaient jetés
Avais-tu déjeuné ?
Qu'avais-tu projeté ?
Où irions-nous sinon là-bas
Pas bien plus loin
qu'ici-bas
Tu connaissais le chemin
Et moi j'avançais
Les yeux fermés
Tu m'as dit
Regarde encore
Il est là ils sont là
Tu m'as soudée soudoyée
Tu disais
ils ne nous feront pas payer
jamais jamais jamais
Et tu m'as épinglée
Affichée décrochée
J'avais appris toutes tes couleurs
Par coeur par coeur par coeur
ça faisait boum boum boum
Et j'entends encore le silence
De nos errances de nos erreurs
Tu disais ne bouge pas ne bouge plus
là tu es bien
Ah oui tu crois ?
Mais qui l'eut cru ?
là j'suis pas loin
Ah non tu crois ?
Moi je n'sais plus
Attrape ma main
viens sous mon toit
Relève la tête, que tu disais
Et si pour de vrai
On pouvait sur le bouton appuyer
Et le temps s'arrêterait ?

Os-saturés
Os-saturés

Si mais si seulement

6 Février 2017, 22:02pm

Publié par Juliette Melany

Si je n'oubliais plus aucun geste aucun mot
Ni le plus doux le plus ténu ni le moins beau
De nos souffles les plus fous retenant l'écho
Je ne me noierais plus dans une goutte d'eau

Là glisse entre mes doigts
Le lien qui entre toi
Et moi s'inscrit tout bas
Et s'effacent nos pas

Ah ne pas écouter les violons du soir
Qui dans l'obscurité font vaciller l'espoir
Or troublé titubant mais brillant comme un phare
Encor laisser pourtant se sonder les regards
S'attendre les plaisirs s'entendre les départs
Fondre pour un soupir au moment de s'y croire

Là glisse entre mes doigts
Le lien qui entre toi
Et moi s'inscrit tout bas
Et s'effacent nos pas

Et freiner juste avant les virages qui brûlent
Reconnaître les vents jouant le crépuscule
Ouvrir les fenêtres et faire éclater les bulles
Dans les reflets entrer sous nos peaux molécules

Là glisse entre mes doigts
Le lien qui entre toi
Et moi s'inscrit tout bas
Et s'effacent nos pas

Si mais si seulement