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Articles avec #portraits : alex

Que serais-tu [Alex - II]

11 Mai 2017, 15:11pm

Publié par Juliette Melany

Baiser chantait-il alors toi que savais-tu.
Qu’il y aurait des ombres au tableau mais lesquelles.
La nuit tu mens ce goût son piège le sens-tu.
Tout est un peu plus fort aujourd’hui te dit-elle.

L’inflexion de vos chairs alors s’était tue.
Mais quand renaît sous ta peau le feu l’étincelle.

Qu’as-tu fait, comment s’échapper, où iras-tu.
Pour seule issue en débusquer la joie le sel.
Or de cet arôme les chemins connais-tu.
Quand tu ne sais pas même déployer tes ailes.

Le jour venu amours ou douleurs diras-tu.
Tant elles se confondent que tu en chancelles.

Dis-moi regretter le temps d’avant pourrais-tu.
Celui des chaleurs et dans ta bouche du miel.
Quand pour chaleurs c’est sur toi la fièvre abattue.
Là où fêtes galantes et alcools t’ensorcellent.

Sous la lune tangue ton bateau impromptu.
Quand pour de si doux naufrages tu appareilles.

Que serais-tu [Alex - II]

Fix you [Alex - I]

8 Mars 2017, 23:41pm

Publié par Juliette Melany

Ce que tu n’avais pas imaginé, c’est combien cet amour-là pourrait te paralyser, te changer en statue, sel brûlant, écorce douloureuse, surface étale du buste au-dessus de remous bouillonnants, carapace de métal, souffle coupé court au passage dans l’atmosphère extérieure, regard fixe voilant les agitations démesurées de ton cerveau sous emprise, monstre de pierre, animal immobile, singe en hiver, cœur de feu dans corps de glace.

Que tout deviendrait si difficile ; fermer les yeux chaque soir, les ouvrir chaque matin, mettre un pied devant l’autre, répondre à une question.

Comment l’aurais-tu imaginé, tout était prétendument si simple et si léger, comment aurais-tu soupçonné l’étendue d’un geste, un geste de rien, quelques mots, un sourire ou deux, l’ébauche d’une caresse… mais nous serions-nous seulement touchés ?

Comment aurais-tu supposé que le flot d’énergie dans tes veines, la décharge de bien-être le long des parois givrées de ta petite tête de bestiole affamée, l’appétit démesuré sous chacun des soubresauts pulsatiles de ta peau, dans chaque influx nerveux dictant tes mouvements, soudain si amples, si heureux, si vivants… se changeraient en leur exact opposé ?

Certains se donnent à un dieu, d’autres se damnent pour une drogue, certains retaillent un peu en eux-mêmes pour une paire de beaux yeux, deux jambes agiles, la chaleur éphémère de deux bras… qui seraient aimants ; tous nous traquons l’amour, l’onde nécessaire à nos cœurs assoiffés ; mais que fait le corps, que ressent le cœur, que susurre le ventre, que dicte le cerveau, que rêve l'esprit ? Et lequel trompe lequel ?

Fix you [Alex - I]