6 mai, cimaises, punaise, foutaises
Ça fait toujours de haut en bas
Du cœur au ventre
Tous les fragments d'histoire
Et ça finit par terre
Tous les châteaux
De cartes, ou de sable
Et moi je reste
Forteresse hantée
Je revois le soleil
De ce jour-là
Le même qu'aujourd'hui
Le même à chaque fois
Qu'un peu plus fort
Qu'un peu plus tendre
Mon sang s'écoule
Et mon cœur bat
Et ces saisons
Tous ces anniversaires
Mais déraison
Nos paroles de travers
Et ces maisons
Leurs portes leur enfer
Et les prisons
Soi serait l'adversaire
Confluents de larmes
Qui ne roulent pas, non toujours pas
Toujours une bouffée d'oxygène
Qui me revient
Et tête haute je vais
Tête en l'air, je sais
Mais qui me retient
Qui je retiens, à qui tient quoi
Comme les cordons, de mes
Première née, deuxième née
Retenir, relâcher
Avancer... viendrez-vous
« Sachez que tout, ne tient qu'à vous »
Et quelques instants après, à peine
Le temps d'apprendre à vivre
Que le désir nous esquive
Marcher des kilomètres
Y épuiser nos têtes
Ne plus rien se dire
Enfin tout a été dit,
Tout est à redire
Et les flammes réduire
Deviner les oiseaux
S'écorcher, nous roseaux
Il y a les rires des enfants
Au-dehors, tous nos éclats
De voix - et en-dedans, ce poids
L'écho de l'eau, qui roule encore
Et éclabousse les corps
Sommes-nous rafraîchis, ou refroidis
Quand sonne l'heure
De retrouver la route
Les odeurs et le feu
Toujours m'accompagnent
Quand ça me prend
Comme la peur peut nous prendre
Mais là, c'est autre chose, de ces mots là
Comme résonance d'ébats
Qu'aucun d'eux, ne veut
Ni dire ni entendre - sauve qui peut



